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110 personnes se sont pressées à la MJC lors du concert de Tapage et Myster Walter Scott. Interview à chaud de David Levy, auteur compositeur interprète de M. Scott.


 
Chat a bien chauffé!


Alors, ce concert à la MJC c'était comment?
David Levy: Magique! C'est super de voir les gens danser, prendre du pur plaisir et avoir une qualité d'écoute si attentive, c'est rare. On assiste ces temps-ci à une réconciliation du public avec le live. Comme dans les années 70, les gens ont envie de voir une musique sincère sur scène: pas un playback de CD mais de l'émotion. Quant au groupe en première partie, Tapage, il nous a aussi offert une belle image d'esprit d'ouverture musicale.

Quel est pour toi l'enjeu d' une première partie?
En l'occurrence, sur la scène de la MJC, cela a généré un fabuleux mélange de générations, une cohabitation généreuse. Certains sont venus voir le groupe local, une partie du public était là pour Walter Scott. L'intérêt est de profiter, ensemble, d'une même scène sans affaire de hiérarchie. Le positif c'est cette rencontre de gens qui sont à différents stades de maturité de leurs projets musicaux. Et là, ces jeunes étaient dans cette démarche de partage.

Vivre de sa passion, est-ce un rêve accessible?
J'ai abordé la musique il y a 25 ans. La passion a pris un tour plus sérieux cinq ans plus tard, mais je n'en vis que depuis six ans et la reconnaissance professionnelle n'est pas forcément au rendez-vous. Je veux dire par là qu'il faut mettre en garde contre la distorsion qui existe entre le potentiel créatif réel et les moyens mis en place par le système pour valoriser ces jeunes talents. Il y a un nid de créativité formidable en France mais c'est difficile de se faire une place. Cela ne doit pas empêcher d'aller le plus loin possible dans sa passion, d'y mettre l'énergie (trouver les bons musiciens, travailler son répertoire...) mais il ne faut pas être dupes...



Autoproduire l'album de 11 chansons « Chat persan » ce n'est pas une mince affaire?
C'est un travail d'artisan d'enfer qui a duré un an. Mais cela répond à la volonté d'être absolument indépendant car l'objectif était de créer l'objet rêvé, et ça, sans compromis. Se faire produire c'est risquer d'introduire un rapport de business, financier qui ne collait pas: les maisons de disques n'auraient pas partagé mon envie de faire quelque chose de beau, un bel objet. Ça coûte cher de réaliser ses rêves... C'est le prix de l'indépendance. Mais au final, le disque forme avec son livret 16 pages couleurs un bel objet à avoir entre les mains et ça, ça ne peut pas se copier.

Que penses-tu du téléchargement?
Si elles téléchargent, c'est que ces personnes s'intéressent... et qu'elles peuvent en venir à acheter. Et je préfère qu'il y ait accès à une majorité de choses gratuites plutôt qu'à une minorité payante. Je pense que le problème touche un intérêt financier plutôt qu'artistique. La preuve, c'est que les concerts ne se sont jamais aussi bien portés!

Dernière chose: perçons le « Myster »: qui est vraiment Walter Scott ?!
C'est mon chat. C'est lui aussi qui donne le nom à l'album... parce qu'il le vaut bien.

Propos recueillis par Nathalie Dartnell. Retrouvez Myster W. Scott sur son site grâce au LIEN ci-contre.

 

 
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